Club d’Astronomie de Lyon Ampère

Le CALA à la Guindaine 2013

mercredi 28 mai 2014 par André Acloque

Les choses les meilleures ayant une fin, la « mission CALA été 2013 à Astroguindaine » a refermé les portes du chalet samedi 1er septembre à 11 heures.

Ils sont huit membres dont sept déjà anciens : Antoine 11 ans, Guillemette dite « GuiGui » 13 ans au début et 14 ans en fin de séjour, Alex, Gabriel, Mathieu, Silouane, tous autour de 16 ans, Camille chef de mission trentenaire dynamique, et un novice : André, nettement le doyen de l’équipe à bientôt 67 ans, qui se partageront les tâches ménagères (qui ne sont pas sans noblesse), les chambres et les missions scientifiques. Leur profil : les jeunes très aguerris en manipulation informatique, images numériques et time lapses, le moins jeune plutôt porté sur les procédés anciens mais éprouvés de la navigation céleste en altazimutal, c’est-à-dire tâcher de trouver l’objet au telrad puis se souvenir où il est.

La terrasse d’observation devant le chalet d’Astroguindaine.

Le camp de base de la mission est le chalet Astroguindaine. Dire que son architecte concepteur l’a prévu pour abriter une colonie de vacances est sans doute exagéré, si on considère l’organisation de l’espace, certes très design. En revanche, on y trouve tout ce que le confort moderne exige : douches, lave-vaisselle, deux lave-linges, deux fours, une collection impressionnante de cocottes minutes avec leur panier. En fait, ce chalet doit abriter de temps à autre des missions secrètes de tests de recettes et de produits ménagers.

Observation du Soleil dans un ciel preque coronal.

La météo ne nous a pas énormément aidés ; les caprices de la formation et des mouvements des nuages et brumes de soirée et nocturnes ne nous ont laissé que trois vraies nuits d’observation sur les cinq : lundi, mercredi et vendredi, et encore pas complètes. Ainsi, il n’a jamais été possible d’assister à un lever de lune et de jouir des éclairages sur les cratères et divers reliefs. Dommage pour la lune, parce que l’exploration de jour est moins spectaculaire.

En revanche, les journées claires jusqu’en fin d’après-midi, ont laissé le champ libre aux appareils photos, caméra IDS, lunettes, Dobsons, Schmidt-Cassegrain et Maksutov, pointés vers le soleil et vers la lune. Ainsi tout le monde a pu s’exercer à viser et observer à travers les oculaires et instruments disponibles. Le reste du temps, hors tâches ménagères, lecture, contemplation des sommets et jeux de société pour Camille et les jeunes ; il les connaît tous et tous y excellent à ce que j’entends, car je ne suis pas très porté sur les jeux.

Au palmarès de nuit : Les Messiers 13 (banal mais splendide à 270 fois et à 1850 m d’altitude), 92, 101 (on devine un bras vendredi soir ?), 27 avec l’enveloppe gazeuse qui la baigne, 71, 17 au ras du Bec de l’Homme, 31 grandiose aux Dobson, jumelles et oeil nu, 57 le rêve de Gabriel, les deux doublets de la Lyre (e1 et e2), les Dentelles du Cygne, une probable carbonée croisée par hasard, le double amas de Persée, diverses choses non identifiées, au hasard des promenades dans la Voie Lactée.

Le ciel pure de la montagne permet d’observer les planètes même en plein jour.

Le relief masque les constellations telles que le Sagittaire, le Scorpion, le Capricorne, la Grande Ourse. En revanche, la masse d’étoiles dans le Cygne et l’Ecu est impressionnante, la Voie Lactée y justifie son nom.

Au palmarès de jour : Tôt le matin (c’est-à-dire neuf heures), l’éclairage de la Lune par l’Est donne un aspect inhabituel aux cratères et efface à peu près totalement les éjectats de Tycho et Copernic. Tout le jour, les taches solaires et leur évolution, à travers tous les instruments. De nombreux time-lapses des nuages, mer de nuages, et de la lumière sur les Agneaux, le Bec de l’Homme, le Pic Gaspard et la haute Romanche.

Autres temps fort de la mission : les quatorze ans de Guigui, les dîners-débats impromptus sur des thèmes très sérieux : informatique et montures, évolution de l’univers et des théories cosmologiques, conception linéaire ou cyclique du temps, mathématiques astronomiques avec la notion d’infini en mathématique et en physique, vide quantique et théorie des nombres ! Comme disait je ne sais plus quel philosophe, pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Antoine et Guigui avaient parfois du mal à suivre, mais le prenaient avec humour.

Image du Soleil réalisée par les jeunes lors de ce camps à Astroguindaine.

Qu’aurions-nous pu faire que nous n’avons pas fait ? Une escapade au Galibier pour vérifier que 800 m plus au-dessus, on voit mieux ? Une petite marche si Camille avait l’option rando dans son BAFA ? Gardons ceci en réserve pour une prochaine fois, car ces cinq jours furent vraiment, comme disent les jeunes, « chers sympa ».


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